Tout en douceur et intemporelle :
l’expérience d’écoute de Robin Alexander

Quel que soit l’air qui joue, un harmonieux duo jazz de trompette et de piano ou une mélodie rock composée de guitare électrique et de batterie, Robin Alexander n’a qu’un souhait : vivre une expérience d’écoute tout en douceur. « Mes meilleurs moments musicaux se sont produits dans le confort de mon propre chez-moi, avec mes propres haut-parleurs. Cependant, sans Hi-Fi, jamais je ne les aurais autant savourés », admet-elle.

Robin, qui a grandi à Montréal sous l’aile de son père jazzman, est dotée d’une véritable oreille musicale depuis sa tendre enfance. Aujourd’hui, dans son appartement de Toronto, elle se délecte d’innombrables albums collectionnés au gré du temps; des vinyles aux disques compacts. Cependant, à travers les différentes époques, l’évolution des technologies et des appareils lui ont toujours causé le même souci : Robin éprouvait de la difficulté à préserver la qualité sonore de ses airs préférés.

Bien qu’elle sache apprécier la simplicité de la diffusion en continu, son cœur est épris de l’authenticité des vinyles. Le son envoûtant, les sauts de l’aiguille ou encore la sélection judicieuse du disque lui-même sont tous des aspects de l’expérience analogue qui lui rappelle son coup de foudre pour la musique. Robin ne se limite toutefois pas à un seul type d’expérience; elle comprend la préférence qu’ont les générations plus jeunes pour la constance et la netteté du numérique. Après tout, la bonne musique est intemporelle, et le bon son aussi.

Robin a fréquenté plusieurs salons de l’audio avant de comprendre qu’il lui manquait un petit quelque chose. « Ce n’est qu’à la fin des années 80 que j’ai découvert le Hi-Fi. J’ai passé plusieurs années à continuellement renouveler mon équipement avant de le trouver : le son qui me fait vibrer. »

Ouverte autant aux technologies numériques qu’analogues, Robin affirme que le choix d’un système Hi-Fi en est un qui doit rester très personnel et intuitif. « Je me suis toujours davantage fiée à mes oreilles qu’aux spécifications techniques. La seule et unique façon de savoir ce qui nous convient c’est de tester. » La sélection des appareils est primordiale, croit-elle, puisque le résultat final repose sur la source. « La qualité doit l’emporter sur l’esthétisme. Mes modules sont simples et épurés. Je conseille vivement aux nouveaux acheteurs d’opter pour un look qu’ils aimeront aussi longtemps que leurs morceaux favoris. »

Elle suggère aussi aux audiophiles débutants de s’initier aux vinyles avec des artistes classiques dont les pièces ont été composées pour des systèmes analogues. Ainsi, en parcourant les nombreuses options s’offrant à eux, ils parviendront à bâtir leur propre collection et pourront continuer de l’enrichir aussi longtemps qu’ils le voudront.

Maintenant retraitée, Robin a régulièrement l’occasion de redécouvrir les différents genres musicaux dont elle est tombée amoureuse à différentes périodes de sa vie, du jazz des années 60 au rock’n’roll acoustique.

Si avec le temps ses goûts ont changé, le son, quant à lui, est demeuré tout aussi pur qu’il l’était lorsqu’il a été créé.